40 ans après...

2018 . 1978

En 1978 et 1979, Sonauto fit le buzz en engageant des Yamaha 750 TZ au Bol d’Or. Non content de focaliser l’attention des spectateurs et l’espace médiatique avec ses motos de Grand Prix, l’importateur organisa lors de ces deux éditions un motocross dans l’enceinte du circuit Paul Ricard, juste à côté de la ligne droite du Mistral. Attiré par l’opportunité de courir un MX et d’assister au Bol d’Or, j’avais participé à ces deux courses réservées aux Yamaha 125 YZ. Pour la première fois en France, un circuit de motocross était doté d’un double saut et, de mémoire, Charles Coutard, alors au sommet du trial mondial, nous avait infligé une branlée mémorable…

Le samedi soir, j’étais monté sur le toit de l’immense bâtiment au dessus des stands. A l’époque la moto de vitesse m’attirait, mais je ne pensais que motocross, je respirais motocross, je ne vivais que pour le cross. En cet instant particulier, alors que je regardais les grosses Honda RCB, Kawasaki Performance et Yamaha TZ transpercer la nuit, je me demandais quelles sensations pouvaient bien ressentir leurs pilotes… Je pressentais quelque chose d’énorme, mais je n’en étais pas certain.

40 ans plus tard, quasiment jour pour jour, me voici sur ce même circuit, engagé au Bol d’Or Classic au guidon d’une Yamaha FZ presque contemporaine des motos de l’époque. Après une première vie de crossman, puis deux fois finisher de la Baja 1000 California (On se crée les fiertés que l’on peut…), je démarre une nouvelle vie de pistard. J’avais bien tenté une première expérience lors du Bol d’Or Classic 2013 en équipe avec Christophe Gaime, le boss de Moto Revue Classic. J’avais alors connu le meilleur et le pire. Cette année, mon objectif était de vivre le meilleur et… le meilleur.

Avec le recul, je me rends compte que je suis arrivé sur l’épreuve en craignant la piste. J’avais entendu tellement de légendes sur ce circuit, des histoires impressionnantes sur la vitesse en bout de ligne droite du Mistral, sur la difficulté de passer décemment la courbe de Signes, sur la technicité du double droit du Beausset… Aujourd’hui, de ce circuit, j’aime tout ! Chaque virage, chaque freinage, chaque accélération, la magie du pilotage de nuit, le bonheur du tour d’honneur… Notez que je ne suis pas rancunier, cette piste ne s’offre pas gratuitement et, comment dire… j’ai encore d’immenses marges de progression dans tous les secteurs ! Pour autant, quand j’ai commencé à prendre un peu de rythme et faire de la haute vitesse une alliée, j’ai totalement habité l’instant présent, je me suis senti furieusement vivant ! Pour un néophyte, piloter sur le circuit Paul Ricard dans des conditions de course est une expérience époustouflante…

 

Grâce au Bol d’Or, j’ai eu la chance peu commune de courir au Castellet en motocross et sur la piste (On se crée les fiertés que l’on peut…). L’édition 2018 a marqué la naissance de SuperBolide, le team « classic » que je rêvais de créer depuis longtemps. Et surtout désormais, je sais enfin ce que ressentaient les pilotes du Bol d’Or en cette nuit de septembre 1978. Alors, durant la manche nocturne du Bol d’Or Classic, en accélérant dans la ligne droite, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un petit signe de la main à quelqu’un sur le toit du bâtiment Paul Ricard. Ce jeune homme que j’ai salué avec bienveillance, c’est le crossman que j’étais en 1978. Je sais, c’est con… mais si, à l’époque, on m’avait dit que, 40 ans plus tard, je serais en train de courir sur cette piste mythique, j’aurais signé de suite !

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