BOL D'OR CLASSIC

2018

FZ 1000 – Team N° 7 : SuperBolide

. Philippe Lebeau

. Marc Vincent

FZ 750 – Team N°4 : Moto Revue Classic Yamaha

. Christophe Gaime

. Zeff Enault

Le team SuperBolide est né avec notre participations au Bol d’Or Classic 2018, avec deux magnifiques Yamaha FZ. Voici l’histoire de cette aventure géniale.

Mercredi 12 septembre

Arrivés hier soir au circuit Paul Ricard. Ce mercredi a été consacré à l’installation du campement de l’équipe et aux contrôles officiels. Pas de séance de pistes, hélas, mais nous sommes prêts pour les premiers essais libres demain matin. A noter la visite surprise de Roberto Rolfo, second du Championnat du monde 250 cc 2003, et qui vise une victoire ce week-end au Bol d’Or en catégorie Superstock.

Jeudi 13 septembre

 Au programme du jour, deux séances d’essais libres, la première séance qualificative et, ce soir, les essais libres de nuit.

 Apprentissage tranquille (tout est relatif) du circuit Paul Ricard. Pas facile car le circuit est vraiment très rapide et les vieux pilotes aussi énervés qu’expérimentés. Notre moto de 1986 a été chronométrée à 253 km/h dans la ligne droite du Mistral.

Pour la N°7, pas de problème. Certes nous évoluons dans la dernière partie du classement, mais nous progressons à chaque séance. La FZ n’est pas la moto pour gagner et nous sommes « débutants » en vitesse, mais la Yamaha est remarquablement homogène. C’est vraiment une très belle moto.

En revanche, la journée a été moins cool pour la FZ N°4. Dès les premiers essais, Zeff Enault s’est fait percuter par une Kawasaki. Résultat : une luxation d’épaule et une moto bien fripée sur le côté droit. L’équipe a travaillé d’arrache pied pour remettre la FZ en marche et Christophe a fait 3 tours durant la séance de qualification. Zeff va rouler ce soir. Courageux, le garçon !

 

Vendredi 14 septembre

Hier soir, je roulais sur circuit de nuit pour la première fois. C’est juste magique ! Le circuit Paul Ricard est tellement bien éclairé que nous pourrions piloter sans phare. La lumière est magnifique, les sensations, notamment à fond dans la ligne droite du mistral et dans la courbe de Signe, sont extraordinaires. Seuls changent quelques repères de pilotage, ce qui n’empêche pas les meilleurs pilotes de rouler aussi vite que de jour.

Bonne nouvelle : bien que blessé hier, Zef a participé à la seconde séance de qualification. La FZ N°4 Moto Revue Classic Yamaha prendra le départ.

Vivement ce soir pour la première manche : départ à 20h30 pour 2 heures de course.

 

Vendredi soir – Première manche

Zef étant diminué, c’est Christophe qui va prendre le départ de la FZ N°4, tandis que Marc débutera la course de la N°7.

La nuit enveloppe déjà le circuit Paul Ricard lors du tour de chauffe des 65 motos. Départ type « Le Mans » pour 2H de course. Nos deux pilotes démarrent dans le paquet. Intervention de la Safety car dès les premiers tours. Puis, Marc remonte régulièrement la moto jusqu’en 37ème position, alors que Christophe est arrêté aux stands pour un problème électrique qui les bloquera de (trop) longues minutes. Finalement, la N° 4 repart. Marc rentre aux stands au bout d’une heure. Remplissage d’essence à ras bord. Je prends la piste. La lumière du circuit conjuguée celle de nos phares est toujours aussi magique. Je me relâche progressivement, optimise mes repères, je me sens de mieux en mieux. Au terme de la seconde heure, nous sommes toujours 37ème mais je ne vois toujours pas le drapeau d’arrivée ; j’imagine qu’il doit rester un tour ou deux. A l’approche du dernier virage avant la ligne d’arrivée, mon moteur se met à ratatouiller. Je ne suis pas certain d’être dans le dernier tour. Je passe le virage sur l’élan. A moment d’accélérer, la panne d’essence se confirme. Et là, je fais l’énorme erreur de jugement de la semaine : je rentre aux stands pour remettre un litre d’essence ! Pourtant, le drapeau à damiers m’attendait 200 m plus loin. Feux rouge ;  je ne peux plus ressortir de la pitlane… et nous ne sommes pas classés ! Compliqué de s’endormir après une telle bourde…

Samedi matin – Seconde manche

Christophe est encore le pilote du départ de la FZ N°4. Forts de l’expérience de la veille, nous avons décidé de faire deux ravitaillements. A 58 ans, pour la première fois de ma vie, je vais enfin découvrir la réalité d’un départ type « Le Mans » !

Au baisser du drapeau national, je traverse la piste en courant, actionne le démarreur et m’engage sur une piste relativement claire… pendant 200 m. Ensuite, c’est ça bouchonne (le bouchon le plus rapide de ma vie…). Je fais trois tours prudents, histoire d’apprendre, de chauffer les pneus, et d’éviter un éventuel contact avec un pilote qui chuterait devant moi. Puis je rentre dans mon rythme… pour faire ma seconde erreur de la semaine : j’aperçois des drapeaux noirs et je rentre dans les stands… pour comprendre qu’ils étaient destinés à un autre pilote. Je repars furieux et déconcentré, puis reprends mon rythme. A chaque tour, je continue mon apprentissage de la vitesse. J’arrive enfin à retarder mon freinage au niveau de la passerelle avant le fabuleux virage de Signe ! Passés les 45 mn de course, je rentre ravitailler. A peine Marc reparti, un commissaire  de course vient me signifier un Stop & Go de 30 secondes pour vitesse excessive dans la voie des stands : 77 km/h au lieu de 60. Un excès de vitesse sur le circuit Paul Ricard, voilà qui n’est pas banal !

Au début, Marc ne voit pas le panneau Box et continue sa course. Heureusement, à la dernière minute avant disqualification, il rentre aux stands. Il repart pour achever son relai et nous ravitaillons de nouveau après 1H40 de course. Je repars. Les derniers tours sont du pur bonheur. J’assemble tout ce que j’ai appris ces trois jours et j’imagine que je fais mon meilleur chrono. Tout devient fluide. Ce coup ci, je vois bien le drapeau d’arrivée, que nous franchissons également en 37ème position.

J’attaque le tour d’honneur. Et là, dans la magnifique lumière du matin, je découvre au bord de la piste tous les commissaires de course nous saluer avec leurs drapeaux. Les spectateurs font de même. Tous les pilotes roulent au ralenti et remercient tous ces gens. L’émotion me prend, je hurle dans mon casque. Je voudrais que ce tour ne finisse pas. C’est énorme, assurément le meilleur moment d’une semaine riche en intensité.

Merci d’avoir suivi le team SuperBolide et à bientôt pour de nouvelles aventures !

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